mardi 24 février 2009

A Sunday Morning



Dimanche matin 10h30, il fait froid dans notre colloc sur les monts du lyonnais et comme d’habitude personne ne bouge. Si je n’étais pas chez moi, je pourrais presque trouver cette ambiance légèrement austère. Je m’enferme donc dans le bureau pousse le chauffage à fond, m’installe devant mon pc sur mon fauteuil IKEA (qui commence à partir en lambeaux mais que plus jamais je ne changerai, le mouvement de bascule étant devenu trop facile et parfait).
A partir de là, commence le rituel matinal et journalier, ouverture de facebook, twitter, msn et autres blogs poker ou non, pour terminer par celle de ma boite mail. Avant de commencer à décortiquer tout cela, je lance Windows media afin de déterminer l’album qui généralement conditionnera mon humeur pour la journée. Ce matin c’est donc sur un air de justin nozuka que je peux découvrir : les anniversaires FB du jour, Harper en train de se niquer le foie à trop faire la fête, Benjo surpris de la rapidité de la table finale de l’EPT Copenhague, l’organisation du « crazy moumouth invitational »… Jaybee qui lui n’est pas à la maison en vient à faire clignoter cette petite fenêtre orange et gâcher ma chanson avec ce bruit qui est aujourd’hui j’en suis certaine quasi universel (tududu) me demandant sur msn si il peut organiser une rencontre inter team de poker vendredi soir à la maison, et enfin réussir 10 minutes après le réveil à dépenser 33€ sur une vente privée à la con… !!!
Je ne sais pas ce qui motive un tel attachement à ce monde virtuel ? Attente d’une réponse, ouverture sur le monde extérieur, besoin d’évasion ou au contraire de sécurité en remarquant que les choses ne changent pas vraiment au final… ?


En parlant d évasion, il m’a été donné, il y a peu de temps, la chance de lire ce qui me permet de ne pas être triste en me posant trop de questions sur la vie.
« parce que c'était un peu ton île paradisiaque au milieu de l'océan d'ennui que te semblait être ta vie à ce moment là, et que tu t'es dit que de naviguer vers cette terre inconnue pourrait t'aider à passer le cap mais soit tu continues à naviguer vers cette terre inconnue, qui s'éloigne sans cesse, et dont tu n'as aucune idée de si on peut y vivre dessus, soit tu fais demi-tour, et tu retournes au port, là où sont tes attaches, et où tu as la sécurité d'avoir des gens qui t'aiment, mais il faut prendre une décision et t'y tenir, sinon tu vas mourir en mer »
Ce sont ces mots qui visiblement incitent au choix, qui m’ont permis de me rendre compte que ce choix était inutile. Pourquoi se résigner alors qu’il suffit de savoir continuer à jongler entre réalité et rêves/envies et besoins (au risque peut être je l’avoue de se brûler les ailes)? Il n’est pas important de choisir mais bien plus de vivre...alors advienne que pourra!!!


Cela dit, Les choses ne sont pas immuables pour tout le monde, en vrac ce qui a marqué mon entourage ce dernier mois : Fanny la meilleure amie de ma sœur est enceinte de jumeaux, c’est yoyo le papa et parrain de ma nièce qui est visiblement content ; Le chat de Sylvia (comptable depuis 15 ans de la boîte de ma mère et avec qui je suis devenue amie) est mort, ce qui en soi n’aurait pas vraiment attiré mon attention si je n’avais pas été au bureau le jour où elle l’a retrouvé mort en venant travailler. Nous ne sommes que quatre au bureau quand je suis présente : maman, ma sœur, Sylvia et moi. Nous étions donc toutes les 3 attristées de la voir pleurer et surtout dans l’incapacité de trouver quoi dire à ces enfants ; Kinshu à quitté la team Partouche et se voit malheureusement contraint de recommencer encore une fois ce douloureux questionnement du « qu’est ce que j’veux faire, en quoi suis-je performant… ? » bref, un nouveau départ de zéro.


Quand d’autres au contraire, comme moi, ont la chance de ne pas subir la crise : je suis passée à temps plein, doublant ainsi mon salaire qui était déjà plus que conséquent et avec énormément d’avantages, un statut de cadre qui me permet de bénéficier d’une mutuelle à l épreuve des balles… sans parler de tous ces avantages en nature que j’ai de travailler dans l’entreprise familiale, facilité pour prendre des jours de congés comme nous avons pu le faire dernièrement. Je vous passerai le pourquoi de notre visite à Grenoble(ne sachant surtout pas si j’ai le droit d’en parler) qui à la base était professionnel. Nous sommes parties toutes les 3, sans savoir ou nous allions finir, pas de réservation d’hôtel…Cela dit la bonne humeur a envahi la voiture à l’instant même où nous sommes montées, crises de rire à en pleurer et avoir mal au ventre. Il n y a qu’avec ma mère et ma sœur qu’il m’arrive de vivre des moments comme celui que j’ai vécu la semaine dernière. Pour résumer, la nuit se passera au Novotel avec un repas sympa au champagne (comme dirait maman c’est toujours ca qu’on prend et qu’ils n’auront pas) de très bons moments : de « la voiture de course » au « houhou … mais il est passé ou le film » en passant par la parenthèse fraicheur ce ne fut malgré l’aboutissant, que du bonheur. Et pour en finir avec le changement, le déménagement de mon père, rien de spécial à dire a part la visite éclair dans le sud, à frontignan exactement, arrivée vendredi soir et repartie samedi soir.


Un passage qui lui ne sera pas éclair, sera notre voyage de cet été. Les billets sont réservés, départ le 6 juin et retour le 4 juillet. Les 15 premiers jours serons employés à la visite de la Californie dont le programme exact est encore en cours d’élaboration. Les 15 derniers eux me verront arpenter les rues de Vegas. Entre petits tournois et shopping je m’occuperai en faisant le tour des différents hôtels et bien évidemment un passage obligatoire aux grosses tables pour voir jouer quelques pros. Je ne suis pas vraiment attirée par les paillettes et la sur médiatisation de ses gens, non je mens…je m’explique.
Je suis attirée par les joueurs en général. Si il jouait, je passerais autant de temps à regarder jouer mon petit frère qu’un Gus hansen ou un Negreanu. Ce qui m’attire chez le joueur de poker c’est la concentration qui peut se ressentir autour de lui, cette aura difficilement palpable mais qui pourtant te saute aux yeux. Cette rage complètement maîtrisée d’aller jusqu’au bout des choses, l’aplomb, le sang froid et cette incroyable capacité à faire abstraction de tout ce qui l’entoure lorsqu’il se plonge dans sa réflexion. C’est en fait un phénomène que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer chez d’autres personnes qui ne sont pas des joueurs. Ce qui m’attire en réalité est sûrement la passion qui peut animer une personne lorsqu’elle fait quelque chose qu’elle aime ou qui lui tient à cœur.
Ce voyage, pour être honnête, il m’arrive déjà d’en rêver en m’inventant le cours des choses, me laissant divaguer au fil de la nuit en imaginant mes journées qui sont forcement toutes plus exceptionnelles les unes que les autres et mes soirées qui sont complètement improbables mais en même temps tellement enviées… pourquoi s’en empêcher ce sont des choses que je ne vivrai jamais de toute façon autant les matérialiser un minimum seulement pour moi dans ce qui est et restera mon p’tit monde !

mardi 10 février 2009

25 choses randoms sur moi...

je me suis pliée à ' exercice après une demande (qui m'a d'ailleurs agréablement étonnée) et je ne pensais pas avoir autant de mal à trouver 25 choses aléatoires sur moi... peut être la preuve que je ne me connais pas si bien que ça.

note pour plus tard :recommencer l exercice!!!


1/ Tout d’abord le jour de ma naissance qui est le même que celui de ma grande sœur qui est née 6 ans avant moi. Est ce pour cela que nous avons une relation si fusionnelle ? Ou nous sommes-nous juste servi de ce prétexte pour nous créer cette relation si particulière. Quoi qu’il en soit en plus d’être ma grande sœur, c’est aussi ma meilleure amie, la seule à qui je sais que je peux absolument tout dire, qui est là dans les bons comme dans les mauvais moments … merci à toi je t’aime !!!!

2/ Le divorce de mes parents quand j‘avais 2 ans a fait que j’ai passé la plupart de mon enfance avec ma sœur et ma maman. Je remercie d’ailleurs cette femme exceptionnelle qui a réussi a mené de front l’éducation de ses 2 filles d’une main de maître. Nous n’avons jamais manqué de rien, bien au contraire, mais au delà de l’aspect financier, elle a toujours su trouver du temps pour nous. Ecoute, discussion, conseil, attention… ont fait d’elle une maman parfaite, une femme qui aujourd’hui encore reste mon modèle…

3/ J’ai Une famille à rallonge et complètement bizarre quand on ne la connaît pas. Grâce au divorce de mes parents, j’ai eu la chance d’avoir plein de frères et sœurs (ne me demandez pas de vous l’expliquer mieux que ça, au risque de devoir y passer des heures) mais pour rien au monde je n’en changerais !!!

4/ La réussite de mon bac qui n’a pas été de tout repos : malade pour la philo (oui oui, obligée de sortir 3 fois de la salle pour aller vomir : ( ) et le lendemain les lettres, où au moment de fermer la portière de la voiture, j’ai posé la main sur une guêpe, ce qui a fait bien rire beaucoup de mes potes. Mais cela dit, je termine mon année avec un bac L en poche non pas grâce aux matières générales mais au cinéma et aux oraux où j’ai toujours eu une certaine facilité.

5/ Mes vacances road trip avec Nadège, Matt et Lionel. Ce qui me marquera le plus est cette arrestation par la douane et la gendarmerie à 15 kilomètres d’Aurillac où nous avions l’habitude depuis plusieurs années d’aller pour une semaine de théâtre de rue. Un moment où forcément le passage par Amsterdam n’a pas joué en ma faveur mais où pour la première fois j’ai ressenti cette adrénaline folle. Celle où tu sais que tu es en tort et que tu vas forcément te faire choper avec ce chien de douanier à la con qui passe dans toutes les voitures, mais que tu arrives à gérer parce que tu es enfin adulte et que tu reconnais volontiers tes torts face à un douanier qui mélange tous tes petits sachets sur sa balance en rigolant à chaque gramme supplémentaire.

6/ La musique a dans ma vie une place plus qu’importante, beaucoup de morceaux sont une partie de ma vie. Je me prends souvent à sourire en écoutant une chanson juste parce que je retrouve des sentiments, des souvenirs de choses que j’ai pu vivre et j’adore ça.

7/ Cette recherche de la perfection qui me prend énormément de temps alors que je suis intimement persuadée de ne jamais y arriver.

8/ J’avoue avoir un sérieux problème relationnel avec la gente féminine en générale.je n’ai pas vraiment d’amies mise a part celles qui sont là depuis plus de quinze ans. Plusieurs raisons : d’abord je suis hyper exclusive dans mes relations et forcément quand d’autres femmes sont présentes je n’ai pas le même monopole sur mes amis. Tout cela nous amène à la deuxième raison qui est que je n’ai absolument pas confiance en moi… les autres étant évidemment plus jolies que moi sont donc sans aucun doute plus intéressantes que moi.

9/ J’ai eu ma période jeunesse très jeune, trop jeune, à 19 ans je n’avais déjà plus envie de boites de nuit… j’ai donc troqué les tenues de soirée fashion pour des ethnies, pancho et vieux jeans pour aller vadrouiller dans des soirées bien moins catholiques accompagnées souvent de ma bandes de potes de l’époque qui me manque souvent d’ailleurs et que je remercie pour tous ces bon moments. Pour planter le décor, beaucoup de gens percés partout, des locks à perte de vue, des produits visant à ouvrir l’esprit sur le monde en libre service et surtout du son, électro plus ou moins hard. Teuf, rave chacun y trouve son compte, chacun le nomme comme il le veut, pour moi juste des moments super dans ma limite du raisonnable (non non maman rien de plus que tout ce que tu sais, ne t’inquiète pas lol !!!).

10/ Mon arrivée au poker s’est faite suite à ma rupture avec mon ex, après 5 ans avec lui il fallait que je me reconstruise et que je trouve une activité qui m’occupe. Franck, mon ex beau frère m’a donc appris à jouer, et de fil en aiguille j’ai rencontré des gens, beaucoup de gens mais pour la petite histoire c’est de cette façon que j’ai rencontré mon homme (Kangoo), Jaybee (Jean-Baptiste) et chuchyyy (Guillaume) qui composent aujourd’hui ma colloc. J’ai aussi pris part de plus ou moins loin à la création de Poker@Lyon, notre asso de poker lyonnaise !!!

11/ J’ai toujours eu envie d’avoir des enfants, une maison à la campagne et si possible une mare pour y mettre quelques tortues d’eau. Toute petite déjà, mon seul objectif était de fonder une famille. Loin de toute les maitresses, coiffeuses… quand une personne me demandait ce que je voulais faire dans la vie je lui répondais… avoir un mari et des enfants !

12/ Je n’ai pas eu beaucoup d’envie de métiers dans la vie, mis à part le mari et les enfants, j’ai eu ma période pompiste…oui oui pompiste, ce n’est pas une faute de frappe, cette petite maison dans laquelle ils/elles passaient leurs journées m’intriguait. Cet objectif d’avenir n’a heureusement pas duré longtemps. Je devais avoir 4 ou 5 ans lorsque ce qui constituera un de mes plus grands regrets est apparu dans ma vie. Du plus loin que je m’en souvienne la seule véritable passion que j’ai eu dans la vie a été l’archéologie. Malheureusement trop faible en cours et particulièrement en maths j’ai dû avec regret me résigner un jour à choisir un autre chemin.

13/ Je suis depuis quelques mois en train de vivre ma « crise d’adulescence ». Tout ce qui semblait être une évidence ne l’est absolument plus. Je voulais des enfants jeune, aujourd’hui je pense être justement trop jeune, qu’il me reste un tas de choses à faire avant. Je ne voulais pas me fixer à un boulot, mais me rends compte que pour vivre comme j’en ai envie je n’ai pas le choix… pour imager la chose, je suis au centre d’une boule à neige, restée immobile depuis des années, maintenant elle est secouée au moins trois fois par jour et les flocons semblables à mes idées sont attrapés au vol au bon gré de mes envies.

14/ J’ai aujourd’hui trois chats à la maison (Pok, Buzz et Luna) ce qui est complètement sick et qui n’était pas prévu à la base mais comme souvent une fois qu’ils sont là…

15/ Je suis au régime depuis approximativement 20 ans. La seule chose perdue est la confiance en moi et cette capacité qui pousse les gens à donner le meilleur d’eux même en se disant… « Oui … tu peux y arriver… ». Je ne pratique plus l’auto stimulation depuis longtemps déjà.

16/ Je suis quelqu'un d’assez fataliste et essaye du mieux que je peux de gérer les bons comme les mauvais coups du destin.

17/ Je suis encore une enfant et je le cultive. Je n’ai pas envie de grandir au risque de devenir réellement ennuyeuse. J’aime m’amuser d’un rien, sourire d’une broutille et rire de pas grand chose…

18/ J’avoue avoir du mal avec le second degré et l’ironie. Plus précisément, j’ai du mal avec le second degré et l’ironie des gens que je ne connais pas, sinon j’adore ça. Mais il est tellement facile de se cacher derrière un pseudo sens de l’humour pour finalement dire exactement ce que nous pensons des gens. Le fait de se cacher sous ce procédé enlève toute franchise à un échange.

19/ Je suis quelqu'un de très naïve, pas bête, mais naïve dans sa forme la plus pure … j’ai tellement confiance en ce que peuvent me dire les gens que je suis capable d’avaler n’importe quoi. La dernière énormité en date a été (et autorisez moi à taire les noms et le contexte) de me faire croire à l’invention de cachets d’eau déshydratée pour les cosmonautes : gain de place dans la navette, facilité d’utilisation….je n’en ai pas honte, beaucoup de mes amis en jouent même souvent avec moi pour au final me dire adorablement … « Lilou t’es trop forte… »!!! Je pense que cette phrase résume bien les choses, moi dans mon monde d’enfant, eux chez les adultes, la perception n’est pas la même et ça leur manque.

20/ Je pourrais passer des heures à regarder la danse d’un feu de bois ou encore tomber la neige.

21/ Je ne rechigne pas vraiment à la tache mais une chose que je déteste faire au plus au point est le repassage. Je laisse donc s’accumuler le tas de linge jusqu’a ce que je n’ai plus le choix et souvent je mets de 2 à 4 heures pour récupère le retard.

22/ J’ai la faculté de m’immerger dans mon monde et n’ai donc par conséquent pas eu besoin de me plonger dans la lecture pour m’évader… mon bac L m’a fait découvrir un tas de livres, auteurs, courants littéraire plus ou moins intéressants mais le vrai déclic s’est produit à la lecture de l’alchimiste de Paolo Coelho, depuis j’adore ça…

23/ j’avoue être légèrement hypochondriaque, rien de méchant, je ne suis pas chez le médecin tous les 3 jours mais vous m’entendrez souvent dire lorsque j’ai mal à la tête que j’ai une tumeur ou une méningite. Mon remède miracle, un verre de vin rouge, ce qui là aussi fait bien rire beaucoup de mes proches…le placebo du bonheur !!!

24/ j’ai avec le temps fait du mot « je t’aime » un mot universel. Je le dis à mes amis, ma famille, mon homme et même à mes chats. D’après moi ce n’est pas le mot qui est important mais d’avantage la façon de le dire et les actes qui peuvent s’y rattacher. J’aime absolument tout le monde, je rêve d’un monde où chaque être humain pourrait être heureux. Je déteste savoir qu’une personne est triste et ne va pas bien même si je ne la connais pas. Mon surnom Lilou vient de ma grande sœur, tiré bien évidemment du 5ème élément –je suis pour elle le 5ème élément – l’amour incarné. Je suis incapable d’en vouloir à qui que ce soit, même si cette personne a pu me faire du tort. Ma grand-mère a pour habitude de me répéter « trop bonne trop conne », je sais mamina mais mon altruisme me pousse au delà de ma raison…

25/ je viens d’arriver au bout de mes 25 choses random à raconter sur moi et ne pensais pas avoir autant de mal à les trouver….

mercredi 4 février 2009

L’histoire sans fin…

A l’instar de ce film qui a bercé beaucoup de mes dimanches après-midi quand j’étais enfant, ma vie, la vie, n’est rien d’autre qu’une histoire sans fin.

Non je ne vous servirai pas encore un message plein de questions, de peur ou de déception mais au contraire, plein de mélancolie positive, de regrets enjoués et de doutes salvateurs.
La vie est la même, dans les grande lignes pour tout le monde. Nous naissons, nous vivons, nous mourons. Certain semblent pourtant la vivre plus intensément que d’autres (question de perception). Ce qui d’après moi fait qu’au final la vie est un chouette cadeau est que toute ces choses, mêmes désagréables, qui peuvent nous arriver, font que nous nous sentons vivant. Qu’y a-t-il de plus libérateur que de s’autoriser à lâcher prise, à être triste, à en vouloir au monde entier ?
Nous nous sommes tous un jour dit que la vie était de la merde… cependant n’était ce pas un moment merveilleux quand la seconde, l’heure, le jour ou encore la semaine d’après vous pouviez contre balancer ce sentiment, quand cet événement agréable est venu vous chatouiller le bout du nez !

Il m’arrive souvent d’être négative sur la vie mais tout autant d’être positive. Je suis du genre à dire au milieu d’un repas en famille, d’une soirée entre amis… « Je suis heureuse ! », juste comme ça, pour faire partager ce moment de bien-être qui m’envahit à ce moment là. Paradoxalement j’ai du mal à dire lorsque je ne vais pas bien (vous ne me croyez pas à la lecture de toutes ces lignes) alors je l’écris, pour au final le faire tout de même partager mais au moins je ne risque pas de gâcher ce qui peut être le moment de bonheur d’un autre.

J’ai autour de moi beaucoup de personnes qui ont forcément le même genre d’état d’âmes, qui ne savent plus où elles en sont, qui ne pensent aimer personne et que personne ne les aiment. Qui se demande où ils seront à plus ou moins long terme dans leur vie professionnelle ou personnelle. J’aimerais pouvoir les aider davantage, trouver les mots justes pour les conseiller, ce qui n’est pas toujours facile. J’ai simplement envie de leur dire que la vie nous réserve chaque jour de belles surprises. Que se poser trop de questions ne sert pas à grand chose du moment que nous vivons nos envies, nos rêves.

On m’a dit un jour qu’il était surement plus facile de vivre en étant bête, c’est à dire sans réfléchir sans se poser la question existentielle, l’éternelle, « suis-je vraiment heureux ?». Je suis encore dubitative, je pense que ce n’est pas complètement faux. Comment être triste si on ne se pose pas de questions ? Mais comment se rendre compte qu’on est heureux si on ne se pose pas de questions ? La vraie question qui est utile d’après moi n’est pas « Suis-je vraiment heureuse ? » mais plutôt « Qu’est ce qui me rendrait vraiment heureuse ?»… et à partir de là, faire tout ce qui est en mon pouvoir pour arriver à y répondre.

J’avoue qu’aujourd’hui, du haut de mes 25 ans, la vie me semble encore longue et je n ai pas trouvé l’absolue totalité de ce qui pourrait réellement me rendre heureuse. La seule chose qui me serve de leitmotiv est ce fameux « carpe diem »…simplement parce que j’en ai encore le temps.

Ce que nous vivons n’est qu’une suite de sentiments, qu’ils soient agréables ou non, nous devons faire avec… tout ceci n’est donc qu’une (mon) histoire sans fin…

Mon quart de siècle ….


Voilà plusieurs jours que j’ai écrit le premier article et je n’ai toujours trouvé personne pour me le corriger afin d’avoir un rendu relativement lisible. (Ça viendra, j’en suis certaine) !!!

Voilà maintenant 3 jours que j’ai commencé mon quart de siècle et toujours rien n’a changé. Toujours au boulot, toujours la colloc, une petite vie rangée en somme, parsemée ça et là de restos, de cinés, de soirées…

Ma mère, qui est aussi ma patronne, a décrété que le 19 janvier serait un jour férié dans notre famille, ma sœur étant née le même jour que moi mais 6 ans plus tôt, cette journée est pour elle le jour officiel de ses filles. Par conscience professionnelle ou peut être juste par culpabilité je suis tout de même allé bosser le matin, quelques heures classiques d’un boulot qui est bien loin de ma formation professionnelle initiale mais qui me passionne quand même. Me voilà donc partie pour quelques contrôles et visites clients, l’histoire d’une demi-journée. Je rejoins ma mère, ma sœur, ma nièce et mon beau-frère à la part dieu pour une journée qui avait pour thème : gambling de la CB de ma mère.

J’arrive finalement avant eux à « Rouge Tendance », un resto à la déco plus que sympa mais qui cette fois était culinairement parlant plus que moyen. Enfin me voila assise, là, toute seule à regarder tous ces gens tellement heureux de … je ne sais pas de quoi, ni pourquoi d’ailleurs, peut être simplement de manger entre collègues, entre amis, en famille. Remarque, à bien y réfléchir, je préfère voir ça plutôt que, et vous l’avez déjà tous remarqué, le petit vieux au fond de la salle qui mange tout seul. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne peux m’empêcher d’avoir de la peine dans ces moments là. J’ai fait une fois la réflexion à ma mère qui m’a démontré par A + B que j’étais peut être complètement dans le faux, que ce petit vieux pouvait être comme un dingue de venir manger son repas tranquillou sans sa femme parce que c’était une casse couille ou encore peut être est il seul, veuf mais que ce repas le remplit de joie parce qu’il le sort de son quotidien. Et même si je n’ai pu qu’admettre qu’elle avait raison, quoi qu’il en soit le sentiment est là, je n y peux rien. J’avais bizarrement le même quand j’étais plus jeune en voyant les les gens seuls au ciné mais avec le temps ce sentiment s’est estompé. Bref, revenons-en à nos moutons.

Nous voilà donc tous partis pour une journée shopping dont le thème a bien été respecté et j’tiens encore à remercier ma maman pour tous ces beaux cadeaux. Le soir les colocs et bobby nous ont rejoints pour un petit repas resto, en résumé, une très bonne journée.

Mardi soir nous avons fêté notre noël collocs…encore des cadeaux, mais surtout, et je ne sais pas pourquoi c’est parti comme ca, nous avons arrosé cette soirée au champagne. L’apéro était prévu jusque là rien de spécial, mis à part la découverte de ce cocktail vodka champagne crème de fraise qui est vraiment très bon. Une fois les cadeaux distribués, nous avons mangé toujours au champagne, tout cela pour dire que nous étions tous les trois (chuchyyy ne buvait pas) plus qu’en forme. Autant vous dire que le réveil à 6h30 le lendemain matin à été difficile et après approximativement 10 snoozes j’ai vraiment hésité à jeter mon portable (oui 2 réveils c’est bien, question de sécurité) au moment où il m’a fredonné dans les oreilles « are you ready … » mais cadeau de noël oblige, je me suis retenue.

Mercredi soir encore un restau, encore une soirée sympa avec des gens gentils….

Tout est tellement parfait que sans vouloir abuser, cela en devient lassant … quand va avoir lieu le clash, le truc qui va me faire dire que je suis vivante et me faire sortir un peu de mon monde, de ma bulle ? En même temps, si cet instant arrivait là, maintenant, tout de suite, je ferais tout pour y retourner le plus vite possible dans ce monde.

Sinon vie pokerienne, je me suis qualifiée pour une finale, oh rien de très passionnant mais la fierté est là je l’avoue. La finale a lieu en février donc affaire à suivre.

Voila ma chérie, tu le vois encore, mes journées sont rythmées par le boulot, un train de vie à la con mais qui me permet de garder les pieds sur terre, d’avancer en me forgeant ma petite vie car à tout juste 25 ans elle va être encore très longue. Un rythme de vie qui me permet de gagner de l’argent ce qui n’est pas négligeable aujourd’hui surtout en prévision de mes vacances « folie » de cet été.
Bisous…




Out of reality

Voilà une nouvelle année qui commence mais toujours rien ne change. La seule chose qui est différente au terme de ces 365 journées passées est que cette fois les bonnes résolutions n’ont pas été prises. Pourquoi ? Simplement parce que cela ne sert à rien.
Pourquoi commencer une année en se promettant des choses infaisables à part pour se ruiner le moral ? De toute façon, depuis bientôt 25 ans la seule chose qui apparait pour moi comme une certitude est que je suis hors de la réalité…

Pourquoi s’enfermer dans son monde…après plusieurs années à m’être posée la question je suis en mesure aujourd’hui de fournir des milliers de réponses. Qu’elles soient personnelles ou plus évasives, l’unique, la générationnelle, celle qui berce mes amis, collègues, ou simplement mes connaissances est la même : « le monde est devenu fou » !!! Comme si du haut de nos deux ou trois décennies nous étions, nous, petits humains capable d’affirmer que la vie était mieux avant !!!

Ces périodes de fête réunissent les familles, plusieurs générations, nous écoutons chaque année d’avantage nos grands parents raconter ce temps où tout était mieux et au fur et à mesure de leurs récits vous vous rendez compte de ce petit signe de tête comme pour leur signaler que vous êtes bien d’accord avec eux !!!
Ce qui nous semblait être nul à 10 ans est devenu intéressant à 15, une réalité à 20 et enfin une résignation à 25.

Mon échappatoire, ma fuite de la réalité n’est pas due au récit des mes grands parents mais simplement à mon besoin de m’enfermer dans ce monde de petite fille, un monde où moi seule suis la reine et dont personne ne peut venir troubler la quiétude que j ai réussi à instaurer tout au long de ces années !
Pour certains c’est une solution de simplicité, la politique de l’autruche, se cacher loin, très loin, la tête dans le sable pour éviter d’avoir à affronter ce qui me fait peur ou me déplait. A ceux-là je tiens à leur dire que je comprends leur mécontentement mais … à chacun sa solution pour essayer de trouver le bonheur !!!

J’aimerais être plus forte pour affronter tout cela, dire tout haut ce que souvent je pense tout bas, être capable de regarder les infos sans avoir à fermer les yeux à l’apparition de corps d’enfants morts pour une guerre qui n’est pas la leur, être assez forte pour ne pas pleurer devant des films comme l’ours, Titanic… que je re-regarde en me disant « tu vas encore pleurer », avoir la force de me foutre d’être en train de perdre mes amies une à une parce que je ne leur donne pas assez de nouvelles, d’être assez forte pour ne pas en vouloir à mon père de ne pas me dire qu’il m’aime, d’être capable d’écouter du Tiersen et d’enfin choisir si le sentiment qui me vient à ce moment là est la joie ou la tristesse…

Faire des choix aussi futiles soient ils, écouter mes envies, sont des choses qui jusque là m’étaient impossibles, pas pour moi, la gentille fille qui doit faire attention de ne blesser personne et absolument aimer tout le monde. Et j en prend conscience aujourd’hui, de tout mettre en œuvre, des moyens hors du commun, pour que les gens m’aiment ….
A la relecture de ces mots je ne pense pas être réellement hors de la réalité mais simplement dans celle qui n’est pas la votre. Mais il m’arrive souvent, trop souvent, de me dire que je suis seule, toute seule au milieu de tant d’amis, de famille….

Du haut de tes 13 ans je pense que tu as compris ce sentiment, le jour où dans la voiture j’ai essayé de te l’expliquer.
Ces premiers mots sont principalement pour toi, ma poupée, qui me les a demandés, ainsi que ceux qui suivront, d’autres personnes passeront peut être par là aussi pour se dire que ta grande sœur est un peu dingue et on s’en fout.
Je ne savais pas vraiment par quoi commencer. Il fallait un début qui n’est peut être pas des plus réjouissants, c’est vrai, mais la suite sera plus gaie et je te promets d’essayer d’écrire le plus souvent possible afin de combler ce vide et cette distance qui te pèse tant, pour te raconter un peu ce qui se passe dans cette vie, dans la vie d’une jeune femme de 25 ans, celle de ta grande sœur.
Je t’aime…