Voilà une nouvelle année qui commence mais toujours rien ne change. La seule chose qui est différente au terme de ces 365 journées passées est que cette fois les bonnes résolutions n’ont pas été prises. Pourquoi ? Simplement parce que cela ne sert à rien.
Pourquoi commencer une année en se promettant des choses infaisables à part pour se ruiner le moral ? De toute façon, depuis bientôt 25 ans la seule chose qui apparait pour moi comme une certitude est que je suis hors de la réalité…
Pourquoi s’enfermer dans son monde…après plusieurs années à m’être posée la question je suis en mesure aujourd’hui de fournir des milliers de réponses. Qu’elles soient personnelles ou plus évasives, l’unique, la générationnelle, celle qui berce mes amis, collègues, ou simplement mes connaissances est la même : « le monde est devenu fou » !!! Comme si du haut de nos deux ou trois décennies nous étions, nous, petits humains capable d’affirmer que la vie était mieux avant !!!
Ces périodes de fête réunissent les familles, plusieurs générations, nous écoutons chaque année d’avantage nos grands parents raconter ce temps où tout était mieux et au fur et à mesure de leurs récits vous vous rendez compte de ce petit signe de tête comme pour leur signaler que vous êtes bien d’accord avec eux !!!
Ce qui nous semblait être nul à 10 ans est devenu intéressant à 15, une réalité à 20 et enfin une résignation à 25.
Mon échappatoire, ma fuite de la réalité n’est pas due au récit des mes grands parents mais simplement à mon besoin de m’enfermer dans ce monde de petite fille, un monde où moi seule suis la reine et dont personne ne peut venir troubler la quiétude que j ai réussi à instaurer tout au long de ces années !
Pour certains c’est une solution de simplicité, la politique de l’autruche, se cacher loin, très loin, la tête dans le sable pour éviter d’avoir à affronter ce qui me fait peur ou me déplait. A ceux-là je tiens à leur dire que je comprends leur mécontentement mais … à chacun sa solution pour essayer de trouver le bonheur !!!
J’aimerais être plus forte pour affronter tout cela, dire tout haut ce que souvent je pense tout bas, être capable de regarder les infos sans avoir à fermer les yeux à l’apparition de corps d’enfants morts pour une guerre qui n’est pas la leur, être assez forte pour ne pas pleurer devant des films comme l’ours, Titanic… que je re-regarde en me disant « tu vas encore pleurer », avoir la force de me foutre d’être en train de perdre mes amies une à une parce que je ne leur donne pas assez de nouvelles, d’être assez forte pour ne pas en vouloir à mon père de ne pas me dire qu’il m’aime, d’être capable d’écouter du Tiersen et d’enfin choisir si le sentiment qui me vient à ce moment là est la joie ou la tristesse…
Faire des choix aussi futiles soient ils, écouter mes envies, sont des choses qui jusque là m’étaient impossibles, pas pour moi, la gentille fille qui doit faire attention de ne blesser personne et absolument aimer tout le monde. Et j en prend conscience aujourd’hui, de tout mettre en œuvre, des moyens hors du commun, pour que les gens m’aiment ….
A la relecture de ces mots je ne pense pas être réellement hors de la réalité mais simplement dans celle qui n’est pas la votre. Mais il m’arrive souvent, trop souvent, de me dire que je suis seule, toute seule au milieu de tant d’amis, de famille….
Du haut de tes 13 ans je pense que tu as compris ce sentiment, le jour où dans la voiture j’ai essayé de te l’expliquer.
Ces premiers mots sont principalement pour toi, ma poupée, qui me les a demandés, ainsi que ceux qui suivront, d’autres personnes passeront peut être par là aussi pour se dire que ta grande sœur est un peu dingue et on s’en fout.
Je ne savais pas vraiment par quoi commencer. Il fallait un début qui n’est peut être pas des plus réjouissants, c’est vrai, mais la suite sera plus gaie et je te promets d’essayer d’écrire le plus souvent possible afin de combler ce vide et cette distance qui te pèse tant, pour te raconter un peu ce qui se passe dans cette vie, dans la vie d’une jeune femme de 25 ans, celle de ta grande sœur.
Je t’aime…
Pourquoi commencer une année en se promettant des choses infaisables à part pour se ruiner le moral ? De toute façon, depuis bientôt 25 ans la seule chose qui apparait pour moi comme une certitude est que je suis hors de la réalité…
Pourquoi s’enfermer dans son monde…après plusieurs années à m’être posée la question je suis en mesure aujourd’hui de fournir des milliers de réponses. Qu’elles soient personnelles ou plus évasives, l’unique, la générationnelle, celle qui berce mes amis, collègues, ou simplement mes connaissances est la même : « le monde est devenu fou » !!! Comme si du haut de nos deux ou trois décennies nous étions, nous, petits humains capable d’affirmer que la vie était mieux avant !!!
Ces périodes de fête réunissent les familles, plusieurs générations, nous écoutons chaque année d’avantage nos grands parents raconter ce temps où tout était mieux et au fur et à mesure de leurs récits vous vous rendez compte de ce petit signe de tête comme pour leur signaler que vous êtes bien d’accord avec eux !!!
Ce qui nous semblait être nul à 10 ans est devenu intéressant à 15, une réalité à 20 et enfin une résignation à 25.
Mon échappatoire, ma fuite de la réalité n’est pas due au récit des mes grands parents mais simplement à mon besoin de m’enfermer dans ce monde de petite fille, un monde où moi seule suis la reine et dont personne ne peut venir troubler la quiétude que j ai réussi à instaurer tout au long de ces années !
Pour certains c’est une solution de simplicité, la politique de l’autruche, se cacher loin, très loin, la tête dans le sable pour éviter d’avoir à affronter ce qui me fait peur ou me déplait. A ceux-là je tiens à leur dire que je comprends leur mécontentement mais … à chacun sa solution pour essayer de trouver le bonheur !!!
J’aimerais être plus forte pour affronter tout cela, dire tout haut ce que souvent je pense tout bas, être capable de regarder les infos sans avoir à fermer les yeux à l’apparition de corps d’enfants morts pour une guerre qui n’est pas la leur, être assez forte pour ne pas pleurer devant des films comme l’ours, Titanic… que je re-regarde en me disant « tu vas encore pleurer », avoir la force de me foutre d’être en train de perdre mes amies une à une parce que je ne leur donne pas assez de nouvelles, d’être assez forte pour ne pas en vouloir à mon père de ne pas me dire qu’il m’aime, d’être capable d’écouter du Tiersen et d’enfin choisir si le sentiment qui me vient à ce moment là est la joie ou la tristesse…
Faire des choix aussi futiles soient ils, écouter mes envies, sont des choses qui jusque là m’étaient impossibles, pas pour moi, la gentille fille qui doit faire attention de ne blesser personne et absolument aimer tout le monde. Et j en prend conscience aujourd’hui, de tout mettre en œuvre, des moyens hors du commun, pour que les gens m’aiment ….
A la relecture de ces mots je ne pense pas être réellement hors de la réalité mais simplement dans celle qui n’est pas la votre. Mais il m’arrive souvent, trop souvent, de me dire que je suis seule, toute seule au milieu de tant d’amis, de famille….
Du haut de tes 13 ans je pense que tu as compris ce sentiment, le jour où dans la voiture j’ai essayé de te l’expliquer.
Ces premiers mots sont principalement pour toi, ma poupée, qui me les a demandés, ainsi que ceux qui suivront, d’autres personnes passeront peut être par là aussi pour se dire que ta grande sœur est un peu dingue et on s’en fout.
Je ne savais pas vraiment par quoi commencer. Il fallait un début qui n’est peut être pas des plus réjouissants, c’est vrai, mais la suite sera plus gaie et je te promets d’essayer d’écrire le plus souvent possible afin de combler ce vide et cette distance qui te pèse tant, pour te raconter un peu ce qui se passe dans cette vie, dans la vie d’une jeune femme de 25 ans, celle de ta grande sœur.
Je t’aime…

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