Dimanche matin 10h30, il fait froid dans notre colloc sur les monts du lyonnais et comme d’habitude personne ne bouge. Si je n’étais pas chez moi, je pourrais presque trouver cette ambiance légèrement austère. Je m’enferme donc dans le bureau pousse le chauffage à fond, m’installe devant mon pc sur mon fauteuil IKEA (qui commence à partir en lambeaux mais que plus jamais je ne changerai, le mouvement de bascule étant devenu trop facile et parfait).
A partir de là, commence le rituel matinal et journalier, ouverture de facebook, twitter, msn et autres blogs poker ou non, pour terminer par celle de ma boite mail. Avant de commencer à décortiquer tout cela, je lance Windows media afin de déterminer l’album qui généralement conditionnera mon humeur pour la journée. Ce matin c’est donc sur un air de justin nozuka que je peux découvrir : les anniversaires FB du jour, Harper en train de se niquer le foie à trop faire la fête, Benjo surpris de la rapidité de la table finale de l’EPT Copenhague, l’organisation du « crazy moumouth invitational »… Jaybee qui lui n’est pas à la maison en vient à faire clignoter cette petite fenêtre orange et gâcher ma chanson avec ce bruit qui est aujourd’hui j’en suis certaine quasi universel (tududu) me demandant sur msn si il peut organiser une rencontre inter team de poker vendredi soir à la maison, et enfin réussir 10 minutes après le réveil à dépenser 33€ sur une vente privée à la con… !!!
Je ne sais pas ce qui motive un tel attachement à ce monde virtuel ? Attente d’une réponse, ouverture sur le monde extérieur, besoin d’évasion ou au contraire de sécurité en remarquant que les choses ne changent pas vraiment au final… ?
En parlant d évasion, il m’a été donné, il y a peu de temps, la chance de lire ce qui me permet de ne pas être triste en me posant trop de questions sur la vie.
« parce que c'était un peu ton île paradisiaque au milieu de l'océan d'ennui que te semblait être ta vie à ce moment là, et que tu t'es dit que de naviguer vers cette terre inconnue pourrait t'aider à passer le cap mais soit tu continues à naviguer vers cette terre inconnue, qui s'éloigne sans cesse, et dont tu n'as aucune idée de si on peut y vivre dessus, soit tu fais demi-tour, et tu retournes au port, là où sont tes attaches, et où tu as la sécurité d'avoir des gens qui t'aiment, mais il faut prendre une décision et t'y tenir, sinon tu vas mourir en mer »
Ce sont ces mots qui visiblement incitent au choix, qui m’ont permis de me rendre compte que ce choix était inutile. Pourquoi se résigner alors qu’il suffit de savoir continuer à jongler entre réalité et rêves/envies et besoins (au risque peut être je l’avoue de se brûler les ailes)? Il n’est pas important de choisir mais bien plus de vivre...alors advienne que pourra!!!
Cela dit, Les choses ne sont pas immuables pour tout le monde, en vrac ce qui a marqué mon entourage ce dernier mois : Fanny la meilleure amie de ma sœur est enceinte de jumeaux, c’est yoyo le papa et parrain de ma nièce qui est visiblement content ; Le chat de Sylvia (comptable depuis 15 ans de la boîte de ma mère et avec qui je suis devenue amie) est mort, ce qui en soi n’aurait pas vraiment attiré mon attention si je n’avais pas été au bureau le jour où elle l’a retrouvé mort en venant travailler. Nous ne sommes que quatre au bureau quand je suis présente : maman, ma sœur, Sylvia et moi. Nous étions donc toutes les 3 attristées de la voir pleurer et surtout dans l’incapacité de trouver quoi dire à ces enfants ; Kinshu à quitté la team Partouche et se voit malheureusement contraint de recommencer encore une fois ce douloureux questionnement du « qu’est ce que j’veux faire, en quoi suis-je performant… ? » bref, un nouveau départ de zéro.
Quand d’autres au contraire, comme moi, ont la chance de ne pas subir la crise : je suis passée à temps plein, doublant ainsi mon salaire qui était déjà plus que conséquent et avec énormément d’avantages, un statut de cadre qui me permet de bénéficier d’une mutuelle à l épreuve des balles… sans parler de tous ces avantages en nature que j’ai de travailler dans l’entreprise familiale, facilité pour prendre des jours de congés comme nous avons pu le faire dernièrement. Je vous passerai le pourquoi de notre visite à Grenoble(ne sachant surtout pas si j’ai le droit d’en parler) qui à la base était professionnel. Nous sommes parties toutes les 3, sans savoir ou nous allions finir, pas de réservation d’hôtel…Cela dit la bonne humeur a envahi la voiture à l’instant même où nous sommes montées, crises de rire à en pleurer et avoir mal au ventre. Il n y a qu’avec ma mère et ma sœur qu’il m’arrive de vivre des moments comme celui que j’ai vécu la semaine dernière. Pour résumer, la nuit se passera au Novotel avec un repas sympa au champagne (comme dirait maman c’est toujours ca qu’on prend et qu’ils n’auront pas) de très bons moments : de « la voiture de course » au « houhou … mais il est passé ou le film » en passant par la parenthèse fraicheur ce ne fut malgré l’aboutissant, que du bonheur. Et pour en finir avec le changement, le déménagement de mon père, rien de spécial à dire a part la visite éclair dans le sud, à frontignan exactement, arrivée vendredi soir et repartie samedi soir.
Un passage qui lui ne sera pas éclair, sera notre voyage de cet été. Les billets sont réservés, départ le 6 juin et retour le 4 juillet. Les 15 premiers jours serons employés à la visite de la Californie dont le programme exact est encore en cours d’élaboration. Les 15 derniers eux me verront arpenter les rues de Vegas. Entre petits tournois et shopping je m’occuperai en faisant le tour des différents hôtels et bien évidemment un passage obligatoire aux grosses tables pour voir jouer quelques pros. Je ne suis pas vraiment attirée par les paillettes et la sur médiatisation de ses gens, non je mens…je m’explique.
Je suis attirée par les joueurs en général. Si il jouait, je passerais autant de temps à regarder jouer mon petit frère qu’un Gus hansen ou un Negreanu. Ce qui m’attire chez le joueur de poker c’est la concentration qui peut se ressentir autour de lui, cette aura difficilement palpable mais qui pourtant te saute aux yeux. Cette rage complètement maîtrisée d’aller jusqu’au bout des choses, l’aplomb, le sang froid et cette incroyable capacité à faire abstraction de tout ce qui l’entoure lorsqu’il se plonge dans sa réflexion. C’est en fait un phénomène que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer chez d’autres personnes qui ne sont pas des joueurs. Ce qui m’attire en réalité est sûrement la passion qui peut animer une personne lorsqu’elle fait quelque chose qu’elle aime ou qui lui tient à cœur.
Ce voyage, pour être honnête, il m’arrive déjà d’en rêver en m’inventant le cours des choses, me laissant divaguer au fil de la nuit en imaginant mes journées qui sont forcement toutes plus exceptionnelles les unes que les autres et mes soirées qui sont complètement improbables mais en même temps tellement enviées… pourquoi s’en empêcher ce sont des choses que je ne vivrai jamais de toute façon autant les matérialiser un minimum seulement pour moi dans ce qui est et restera mon p’tit monde !
« parce que c'était un peu ton île paradisiaque au milieu de l'océan d'ennui que te semblait être ta vie à ce moment là, et que tu t'es dit que de naviguer vers cette terre inconnue pourrait t'aider à passer le cap mais soit tu continues à naviguer vers cette terre inconnue, qui s'éloigne sans cesse, et dont tu n'as aucune idée de si on peut y vivre dessus, soit tu fais demi-tour, et tu retournes au port, là où sont tes attaches, et où tu as la sécurité d'avoir des gens qui t'aiment, mais il faut prendre une décision et t'y tenir, sinon tu vas mourir en mer »
Ce sont ces mots qui visiblement incitent au choix, qui m’ont permis de me rendre compte que ce choix était inutile. Pourquoi se résigner alors qu’il suffit de savoir continuer à jongler entre réalité et rêves/envies et besoins (au risque peut être je l’avoue de se brûler les ailes)? Il n’est pas important de choisir mais bien plus de vivre...alors advienne que pourra!!!
Cela dit, Les choses ne sont pas immuables pour tout le monde, en vrac ce qui a marqué mon entourage ce dernier mois : Fanny la meilleure amie de ma sœur est enceinte de jumeaux, c’est yoyo le papa et parrain de ma nièce qui est visiblement content ; Le chat de Sylvia (comptable depuis 15 ans de la boîte de ma mère et avec qui je suis devenue amie) est mort, ce qui en soi n’aurait pas vraiment attiré mon attention si je n’avais pas été au bureau le jour où elle l’a retrouvé mort en venant travailler. Nous ne sommes que quatre au bureau quand je suis présente : maman, ma sœur, Sylvia et moi. Nous étions donc toutes les 3 attristées de la voir pleurer et surtout dans l’incapacité de trouver quoi dire à ces enfants ; Kinshu à quitté la team Partouche et se voit malheureusement contraint de recommencer encore une fois ce douloureux questionnement du « qu’est ce que j’veux faire, en quoi suis-je performant… ? » bref, un nouveau départ de zéro.
Quand d’autres au contraire, comme moi, ont la chance de ne pas subir la crise : je suis passée à temps plein, doublant ainsi mon salaire qui était déjà plus que conséquent et avec énormément d’avantages, un statut de cadre qui me permet de bénéficier d’une mutuelle à l épreuve des balles… sans parler de tous ces avantages en nature que j’ai de travailler dans l’entreprise familiale, facilité pour prendre des jours de congés comme nous avons pu le faire dernièrement. Je vous passerai le pourquoi de notre visite à Grenoble(ne sachant surtout pas si j’ai le droit d’en parler) qui à la base était professionnel. Nous sommes parties toutes les 3, sans savoir ou nous allions finir, pas de réservation d’hôtel…Cela dit la bonne humeur a envahi la voiture à l’instant même où nous sommes montées, crises de rire à en pleurer et avoir mal au ventre. Il n y a qu’avec ma mère et ma sœur qu’il m’arrive de vivre des moments comme celui que j’ai vécu la semaine dernière. Pour résumer, la nuit se passera au Novotel avec un repas sympa au champagne (comme dirait maman c’est toujours ca qu’on prend et qu’ils n’auront pas) de très bons moments : de « la voiture de course » au « houhou … mais il est passé ou le film » en passant par la parenthèse fraicheur ce ne fut malgré l’aboutissant, que du bonheur. Et pour en finir avec le changement, le déménagement de mon père, rien de spécial à dire a part la visite éclair dans le sud, à frontignan exactement, arrivée vendredi soir et repartie samedi soir.
Un passage qui lui ne sera pas éclair, sera notre voyage de cet été. Les billets sont réservés, départ le 6 juin et retour le 4 juillet. Les 15 premiers jours serons employés à la visite de la Californie dont le programme exact est encore en cours d’élaboration. Les 15 derniers eux me verront arpenter les rues de Vegas. Entre petits tournois et shopping je m’occuperai en faisant le tour des différents hôtels et bien évidemment un passage obligatoire aux grosses tables pour voir jouer quelques pros. Je ne suis pas vraiment attirée par les paillettes et la sur médiatisation de ses gens, non je mens…je m’explique.
Je suis attirée par les joueurs en général. Si il jouait, je passerais autant de temps à regarder jouer mon petit frère qu’un Gus hansen ou un Negreanu. Ce qui m’attire chez le joueur de poker c’est la concentration qui peut se ressentir autour de lui, cette aura difficilement palpable mais qui pourtant te saute aux yeux. Cette rage complètement maîtrisée d’aller jusqu’au bout des choses, l’aplomb, le sang froid et cette incroyable capacité à faire abstraction de tout ce qui l’entoure lorsqu’il se plonge dans sa réflexion. C’est en fait un phénomène que j’ai déjà eu l’occasion de rencontrer chez d’autres personnes qui ne sont pas des joueurs. Ce qui m’attire en réalité est sûrement la passion qui peut animer une personne lorsqu’elle fait quelque chose qu’elle aime ou qui lui tient à cœur.
Ce voyage, pour être honnête, il m’arrive déjà d’en rêver en m’inventant le cours des choses, me laissant divaguer au fil de la nuit en imaginant mes journées qui sont forcement toutes plus exceptionnelles les unes que les autres et mes soirées qui sont complètement improbables mais en même temps tellement enviées… pourquoi s’en empêcher ce sont des choses que je ne vivrai jamais de toute façon autant les matérialiser un minimum seulement pour moi dans ce qui est et restera mon p’tit monde !

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