Me voila installée autour du lac en compagnie d'un grand nombre de personnes âgées, composant l'amicale des pêcheurs. J’arrive donc pour entrer par le petit portillon de bois et un homme vient à ma rencontre.
-« bonjour jeune demoiselle, où allez vous? »
J’étais en train de lire la pancarte d'un bleu ciel vieilli par le soleil, précisant que l'entrée était réservée à l'amicale des pêcheurs et qu'il fallait une carte de pêche pour pouvoir pénétrer dans les lieux.
-"bonjour monsieur, j’aurais aimé rentrer simplement pour m’asseoir et bouquiner un peu », et un sourire plus tard…
-« allez y ma jolie y a pas de problème, si on vous demande quoi que ce soit répondez que vous avez l'autorisation du garde. »
Je longe le petit lac pendant quelques instants et aperçoit un banc qui me tend les bras. Bien qu'entourée de vieux pêcheurs je me sens étrangement bien. Le soleil est là me réchauffant au point de pouvoir retirer ma grosse veste d'hiver et la petite brise ne dérange en rien cette chaleur.
Je les entends rire, ces membres de l'amicale des pêcheurs, de quoi je ne sais pas et ne cherche pas vraiment à le savoir. La BO de « into the wild » tournant en boucle dans mon ipod. Peut être parlent ils de moi, la jeune demoiselle, qui s'est installée seule au bord du lac en tailleur sur son banc après avoir retiré ses chaussures, profitant du beau temps en pianotant sur son ordinateur, ou sont ils simplement heureux eux aussi d’être là ?
Un groupe de jeunes vient de passer, pêcheurs eux aussi, mais qu’y a-t-il vraiment à pêcher dans cette toute petite étendue d'eau? Sont-ils vraiment sérieux ou veulent-ils juste flâner?
C'est étrange comme ce vieux garde vient de me donner l'impression d’avoir remporté une grande victoire...
Ce petit moment de bonheur pourrait s'apparenter à un rêve mais étant réel, il n’en est que mieux.
Comme il est en fait simple d’être heureux quand ce bonheur ne passe par rien d'autre que par le notre, le mien. J’ai pendant des années été persuadée que la seule chose que je savais vraiment faire était de rendre les gens heureux et que cela suffisait à mon bonheur. Je pense m'être finalement trompée pendant tout ce temps, je ne pourrai rendre les gens vraiment heureux que lorsque je le serai moi même. Chaque petit bout de « vrai bonheur » grappillé me donne l'espoir.
N’entendez pas par là que je suis foncièrement malheureuse, loin de là. Mais j'estime pouvoir trouver réellement le bonheur quand je n'arriverai plus qu’à écouter mes envies en donnant le maximum pour atteindre mes rêves, sans pour autant malheureusement savoir aujourd’hui ce qu'ils peuvent être.
Voila une vingtaine de minutes que je suis arrivée et en quelques minutes un tas de choses viennent de s'expliquer. De part et d’autre de mon banc se trouvent ces petites cabanes de pêcheurs. Dans celle de gauche, un groupe de papys, et dans celle de droite les jeunes qui sont passés devant moi tout à l'heure.
N’ayant pas de feu, l'endroit le plus stratégique pour en trouver et d’après moi vers les jeunes. En arrivant à hauteur de leur cabane j’en aperçois un avec un verre de Ricard la bouteille posée sur la table. Je m'attarde donc davantage et comprend ce qu’ils sont venus faire ici, un paquet d'OCB slim sur le coin de la table à côté de la bouteille ne fait que confirmer mon hypothèse. J’ai dès lors ma réponse sur la présence du groupe aux abords du lac, les cannes à pêche ne sont qu'une couverture.
A l'instant même où j'allume ma clope, la cabane de gauche s'affole : voilà un poisson sorti de l'eau, eux sont donc bien là pour la pêche…
Serai-je mauvaise langue? Un des jeunes vient aussi de sortir un poisson...
Ce petit lac se trouve à quelque pas de l'endroit ou je vais passer ma journée de demain. Le casino du Lyon vert organise un tournoi satellite pour le « Partouche Poker Tour ». Je ne m'y rends pas pour jouer mais pour faire le coverage afin de suivre les différents joueurs de P@L.
Je stresse un peu pour être honnête, non pas que cela me semble irréalisable, n'ayant pas non plus peur du retour des membres de l'association qui le liront et qui je n'en doute pas seront tous très indulgents.
Mais pour une raison plutôt idiote, aurai-je le niveau suffisant en français pour donner une certaine dimension à ce que je vais dire? Serai-je assez intéressante techniquement pour donner l'envie à d'éventuels lecteurs de suivre cet événement?
Même avec toute l'indulgence du monde je suis inquiète du jugement qu’ils pourront avoir.
Cette crainte vient sûrement du fait que c'est une chose que j’aimerais faire plus souvent à l'avenir et qu'y a-t-il de plus désagréable et de plus douloureux que l’échec du premier essai ?
Connaissant maintenant très bien mon manque de confiance, si cela n'est pas suffisant ou ne me satisfait pas j’abandonnerai très certainement cette envie là, encore, une de plus...
En attendant de vous raconter comment cela c'est passé je vous souhaite à toutes et à tous une bonne fin de journée ensoleillée et un très bon weekend.
-« bonjour jeune demoiselle, où allez vous? »
J’étais en train de lire la pancarte d'un bleu ciel vieilli par le soleil, précisant que l'entrée était réservée à l'amicale des pêcheurs et qu'il fallait une carte de pêche pour pouvoir pénétrer dans les lieux.
-"bonjour monsieur, j’aurais aimé rentrer simplement pour m’asseoir et bouquiner un peu », et un sourire plus tard…
-« allez y ma jolie y a pas de problème, si on vous demande quoi que ce soit répondez que vous avez l'autorisation du garde. »
Je longe le petit lac pendant quelques instants et aperçoit un banc qui me tend les bras. Bien qu'entourée de vieux pêcheurs je me sens étrangement bien. Le soleil est là me réchauffant au point de pouvoir retirer ma grosse veste d'hiver et la petite brise ne dérange en rien cette chaleur.
Je les entends rire, ces membres de l'amicale des pêcheurs, de quoi je ne sais pas et ne cherche pas vraiment à le savoir. La BO de « into the wild » tournant en boucle dans mon ipod. Peut être parlent ils de moi, la jeune demoiselle, qui s'est installée seule au bord du lac en tailleur sur son banc après avoir retiré ses chaussures, profitant du beau temps en pianotant sur son ordinateur, ou sont ils simplement heureux eux aussi d’être là ?
Un groupe de jeunes vient de passer, pêcheurs eux aussi, mais qu’y a-t-il vraiment à pêcher dans cette toute petite étendue d'eau? Sont-ils vraiment sérieux ou veulent-ils juste flâner?
C'est étrange comme ce vieux garde vient de me donner l'impression d’avoir remporté une grande victoire...
Ce petit moment de bonheur pourrait s'apparenter à un rêve mais étant réel, il n’en est que mieux.
Comme il est en fait simple d’être heureux quand ce bonheur ne passe par rien d'autre que par le notre, le mien. J’ai pendant des années été persuadée que la seule chose que je savais vraiment faire était de rendre les gens heureux et que cela suffisait à mon bonheur. Je pense m'être finalement trompée pendant tout ce temps, je ne pourrai rendre les gens vraiment heureux que lorsque je le serai moi même. Chaque petit bout de « vrai bonheur » grappillé me donne l'espoir.
N’entendez pas par là que je suis foncièrement malheureuse, loin de là. Mais j'estime pouvoir trouver réellement le bonheur quand je n'arriverai plus qu’à écouter mes envies en donnant le maximum pour atteindre mes rêves, sans pour autant malheureusement savoir aujourd’hui ce qu'ils peuvent être.
Voila une vingtaine de minutes que je suis arrivée et en quelques minutes un tas de choses viennent de s'expliquer. De part et d’autre de mon banc se trouvent ces petites cabanes de pêcheurs. Dans celle de gauche, un groupe de papys, et dans celle de droite les jeunes qui sont passés devant moi tout à l'heure.
N’ayant pas de feu, l'endroit le plus stratégique pour en trouver et d’après moi vers les jeunes. En arrivant à hauteur de leur cabane j’en aperçois un avec un verre de Ricard la bouteille posée sur la table. Je m'attarde donc davantage et comprend ce qu’ils sont venus faire ici, un paquet d'OCB slim sur le coin de la table à côté de la bouteille ne fait que confirmer mon hypothèse. J’ai dès lors ma réponse sur la présence du groupe aux abords du lac, les cannes à pêche ne sont qu'une couverture.
A l'instant même où j'allume ma clope, la cabane de gauche s'affole : voilà un poisson sorti de l'eau, eux sont donc bien là pour la pêche…
Serai-je mauvaise langue? Un des jeunes vient aussi de sortir un poisson...
Ce petit lac se trouve à quelque pas de l'endroit ou je vais passer ma journée de demain. Le casino du Lyon vert organise un tournoi satellite pour le « Partouche Poker Tour ». Je ne m'y rends pas pour jouer mais pour faire le coverage afin de suivre les différents joueurs de P@L.
Je stresse un peu pour être honnête, non pas que cela me semble irréalisable, n'ayant pas non plus peur du retour des membres de l'association qui le liront et qui je n'en doute pas seront tous très indulgents.
Mais pour une raison plutôt idiote, aurai-je le niveau suffisant en français pour donner une certaine dimension à ce que je vais dire? Serai-je assez intéressante techniquement pour donner l'envie à d'éventuels lecteurs de suivre cet événement?
Même avec toute l'indulgence du monde je suis inquiète du jugement qu’ils pourront avoir.
Cette crainte vient sûrement du fait que c'est une chose que j’aimerais faire plus souvent à l'avenir et qu'y a-t-il de plus désagréable et de plus douloureux que l’échec du premier essai ?
Connaissant maintenant très bien mon manque de confiance, si cela n'est pas suffisant ou ne me satisfait pas j’abandonnerai très certainement cette envie là, encore, une de plus...
En attendant de vous raconter comment cela c'est passé je vous souhaite à toutes et à tous une bonne fin de journée ensoleillée et un très bon weekend.

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