mardi 31 mars 2009

La découverte d’un nouveau monde…

Je n’avais pas réécrit depuis mon premier coverage au casino du Lyon vert pour dire ce que je pouvais ressentir, vous expliquer comment j’avais pu vivre ce moment là et je m’en excuse. Tout d’abord auprès de vous, et égoïstement vis-à-vis de moi car j’aurais du retranscrire ce moment là bien plus tôt, tout simplement parce qu’il était agréable. Je ne pourrais maintenant pas vraiment vous l’expliquer avec exactitude mais je vais au mieux vous le résumer.


Un dimanche matin comme beaucoup d’autres sur les monts du lyonnais, je sais que dans quelques heures je vais vivre une nouvelle expérience. Même si ce n’est qu’une intervention en tant qu’amatrice pour des amateurs, j’ai tout de même ce sentiment d’angoisse comme nous l’avons tous déjà eu à l’approche d’une chose que nous attendions depuis plusieurs semaines avec la même excitation que celle d’un enfant attentant son matin de noël. Je tue le temps tant bien que mal histoire de m’occuper : manucure, pédicure, bref des trucs de nana qui sont faits pour détendre et, étrangement, cela semble marcher. Plus le temps avance vers l’heure H, plus le stress s’évanouit pour enfin arriver au moment de partir, sans aucune appréhension.


Me voilà donc devant les portes de cette nouvelle salle de poker ouverte la semaine précédente, une attente plus ou moins longue, tout dépend de la perception que nous pouvons en avoir, mais au bout la déception d’apprendre qu’il n’y avait pas de connexion wifi. Arrive alors le questionnement, devrais-je abandonner cette idée qui au fil des semaines est devenue une envie? Comment faire pour tout de même réussir à la satisfaire? N’ayant pas de « clé 3G », la seule solution semble évidente mais légèrement dingue : remonter à la maison pour les pauses afin de faire les updates de ce que j’aurais produit sur place…C’est donc cette solution que je vais retenir.
Cela n’a pas été facile et je pense, même en tant que novice, ne pas être dans les conditions idéales pour ce genre d’exercice. La journée passe et quel bonheur d’avoir la possibilité d’évoluer au milieu de ces joueurs, de pouvoir suivre l’action en direct. Pouvoir vibrer en même temps qu’eux lorsqu’un tapis vient d’être payé, attendre impatiemment les 5 cartes du board pour juger ce qu’il vient de se passer. J’en suis à me demander si finalement je ne préfère pas le poker de ce côté du monde, celui ou la passion reste entière mais où ce n’est pas la guerre, où tu ne dois pas te battre contre les autres ou bien toi-même afin de contrôler tes émotions, et de ne surtout pas faire d’erreurs au risque d’être out, hors du jeu où finalement tu peux être réduit à l’inutilité au bout de quelques minutes. Le challenge est un défi personnel me répondrez vous mais je pense que ce qui m’attire n’est pas vraiment « la gagne » finalement. Oh bien sûr, j’en tire tout de même une grande satisfaction je ne vous mentirais pas mais je retire autant de satisfaction à écrire des choses qui peuvent être consulté par tout le monde en « direct ».
Je suis bien consciente de ne pas être parfaitement au top de ce que certains reporters peuvent produire mais j’ai l’espoir de m’améliorer : ma technique, mon style tout cela reste à peaufiner et j’espère, sincèrement, avoir la possibilité de le faire.


Je suis donc, au bout du compte, sortie épuisée mais ravie de ce premier coverage avec déjà l’envie de recommencer. Mais quand ? Pour quelle occasion ? J’ai le souvenir que des milliers de choses se sont passées dans ma tête à ce moment précis. Le quand je l’avais déjà en tête. Maintenant à moi de ne pas laisser passer l’occasion de le faire. Quelques semaines plus tard aurait donc lieu le super satellite qui allait regrouper des qualifiés (finalistes) de plusieurs régions françaises dont celle que j’avais pu couvrir à Lyon.


J’ai alors décidé d’écouter mes envies au delà de ma raison et me suis donc embarquée dans cette aventure avec 4 finalistes de Poker@Lyon – une association lyonnaise dans laquelle j’évolue depuis plusieurs années déjà. Maintenant que la décision était prise, il me fallait une chose importante sans laquelle je n’aurais jamais pu avoir accès à quoi que ce soit, les précieuses accréditations ou passe presse.
Je suis donc rentrée en contact avec Mr Schulmann qui, pour planter le décor, est comme le gérant d’une entreprise mais pour le pôle poker du casino du Lyon vert. Je pensais m'être bien entendue avec lui ce premier dimanche et me suis convaincue que je n’aurais pas vraiment de problèmes pour réussir à récupérer ce fameux petit bout de papier, pas vraiment plus grand qu’une carte de crédit, mais qui peut donner un immense pouvoir si nous l’avons dans la poche (en l’occurrence ici autour du cou). Je ne m’étais donc pas trompé sur le personnage : un homme simple malgré le fait qu’il pourrait ne pas l’être de part sa position. Mais comme il a pu me l’expliquer plus tard avec ces mots à lui cela n’a aucun intérêt et n’arrivera pas. Il me promet donc que tout ce passera bien et que j’aurais effectivement mes accès sans aucun problème.

J’avais même plusieurs pistes pour y arriver mais celle là restait ma plus belle victoire car même si les mauvaises langues me répètent constamment que pour lui ou le groupe Partouche c’est tout bénef’ d’avoir quelqu’un qui parle d’eux, je reste intimement convaincu que les rapports humains ainsi que (et sans aucune prétention) mon travail, bien que très peu professionnel, auront été suffisant pour me donner une seconde chance. Je ne suis pas naïve (j’imagine déjà tout ceux qui me connaisse se dire : « si si Lilou, tu es naïve »). Je veux dire par là que, bien évidemment, c’est une bonne opportunité de faire parler d’eux mais en toute honnêteté j’en retire une grande fierté donc pourquoi devrais-je m’en priver ?


Vous l’avez donc maintenant tous compris, je viens de m’engager sur la route de mon deuxième coverage qui fera l’objet d’un nouveau post. Je vous promets de le rédiger rapidement afin de ne rien oublier de ce que j’ai pu vivre sur place… Je vous assure que ce deuxième essai fut encore plus motivant que jamais pour me donner l’envie de recommencer.

samedi 7 mars 2009

Comme dans un rêve, mais en mieux !!!


Me voila installée autour du lac en compagnie d'un grand nombre de personnes âgées, composant l'amicale des pêcheurs. J’arrive donc pour entrer par le petit portillon de bois et un homme vient à ma rencontre.
-« bonjour jeune demoiselle, où allez vous? »
J’étais en train de lire la pancarte d'un bleu ciel vieilli par le soleil, précisant que l'entrée était réservée à l'amicale des pêcheurs et qu'il fallait une carte de pêche pour pouvoir pénétrer dans les lieux.
-"bonjour monsieur, j’aurais aimé rentrer simplement pour m’asseoir et bouquiner un peu », et un sourire plus tard…
-« allez y ma jolie y a pas de problème, si on vous demande quoi que ce soit répondez que vous avez l'autorisation du garde. »
Je longe le petit lac pendant quelques instants et aperçoit un banc qui me tend les bras. Bien qu'entourée de vieux pêcheurs je me sens étrangement bien. Le soleil est là me réchauffant au point de pouvoir retirer ma grosse veste d'hiver et la petite brise ne dérange en rien cette chaleur.
Je les entends rire, ces membres de l'amicale des pêcheurs, de quoi je ne sais pas et ne cherche pas vraiment à le savoir. La BO de « into the wild » tournant en boucle dans mon ipod. Peut être parlent ils de moi, la jeune demoiselle, qui s'est installée seule au bord du lac en tailleur sur son banc après avoir retiré ses chaussures, profitant du beau temps en pianotant sur son ordinateur, ou sont ils simplement heureux eux aussi d’être là ?
Un groupe de jeunes vient de passer, pêcheurs eux aussi, mais qu’y a-t-il vraiment à pêcher dans cette toute petite étendue d'eau? Sont-ils vraiment sérieux ou veulent-ils juste flâner?
C'est étrange comme ce vieux garde vient de me donner l'impression d’avoir remporté une grande victoire...

Ce petit moment de bonheur pourrait s'apparenter à un rêve mais étant réel, il n’en est que mieux.

Comme il est en fait simple d’être heureux quand ce bonheur ne passe par rien d'autre que par le notre, le mien. J’ai pendant des années été persuadée que la seule chose que je savais vraiment faire était de rendre les gens heureux et que cela suffisait à mon bonheur. Je pense m'être finalement trompée pendant tout ce temps, je ne pourrai rendre les gens vraiment heureux que lorsque je le serai moi même. Chaque petit bout de « vrai bonheur » grappillé me donne l'espoir.
N’entendez pas par là que je suis foncièrement malheureuse, loin de là. Mais j'estime pouvoir trouver réellement le bonheur quand je n'arriverai plus qu’à écouter mes envies en donnant le maximum pour atteindre mes rêves, sans pour autant malheureusement savoir aujourd’hui ce qu'ils peuvent être.

Voila une vingtaine de minutes que je suis arrivée et en quelques minutes un tas de choses viennent de s'expliquer. De part et d’autre de mon banc se trouvent ces petites cabanes de pêcheurs. Dans celle de gauche, un groupe de papys, et dans celle de droite les jeunes qui sont passés devant moi tout à l'heure.
N’ayant pas de feu, l'endroit le plus stratégique pour en trouver et d’après moi vers les jeunes. En arrivant à hauteur de leur cabane j’en aperçois un avec un verre de Ricard la bouteille posée sur la table. Je m'attarde donc davantage et comprend ce qu’ils sont venus faire ici, un paquet d'OCB slim sur le coin de la table à côté de la bouteille ne fait que confirmer mon hypothèse. J’ai dès lors ma réponse sur la présence du groupe aux abords du lac, les cannes à pêche ne sont qu'une couverture.
A l'instant même où j'allume ma clope, la cabane de gauche s'affole : voilà un poisson sorti de l'eau, eux sont donc bien là pour la pêche…
Serai-je mauvaise langue? Un des jeunes vient aussi de sortir un poisson...

Ce petit lac se trouve à quelque pas de l'endroit ou je vais passer ma journée de demain. Le casino du Lyon vert organise un tournoi satellite pour le « Partouche Poker Tour ». Je ne m'y rends pas pour jouer mais pour faire le coverage afin de suivre les différents joueurs de P@L.
Je stresse un peu pour être honnête, non pas que cela me semble irréalisable, n'ayant pas non plus peur du retour des membres de l'association qui le liront et qui je n'en doute pas seront tous très indulgents.
Mais pour une raison plutôt idiote, aurai-je le niveau suffisant en français pour donner une certaine dimension à ce que je vais dire? Serai-je assez intéressante techniquement pour donner l'envie à d'éventuels lecteurs de suivre cet événement?
Même avec toute l'indulgence du monde je suis inquiète du jugement qu’ils pourront avoir.
Cette crainte vient sûrement du fait que c'est une chose que j’aimerais faire plus souvent à l'avenir et qu'y a-t-il de plus désagréable et de plus douloureux que l’échec du premier essai ?

Connaissant maintenant très bien mon manque de confiance, si cela n'est pas suffisant ou ne me satisfait pas j’abandonnerai très certainement cette envie là, encore, une de plus...

En attendant de vous raconter comment cela c'est passé je vous souhaite à toutes et à tous une bonne fin de journée ensoleillée et un très bon weekend.




mercredi 4 mars 2009

Marathon poker online #3

19h46 l’heure de l’apéro…alors que je sirote un Bailey tranquillement installée sur mon bureau, les hommes se préparent au marathon pour demain, démontage des bureaux, branchement des pc….La colloc va donc être pleine de monde pendant plus de 24h car ce soir s’organise aussi une rencontre team.

Demain harper va gérer le coverage je serai juste là pour essayer de piquer quelques images et les mettre en lien sur les différents forums. C’est la 3ème édition de ce marathon, je n’ai pu être que partiellement présente sur les deux premières, se faisant en semaine il fallait tout de même que j’assure ma journée de travail, je vais donc vraiment en profiter cette fois si. J’aime avoir du monde à la maison…
En règle générale, le déroulement est toujours le même, chacun doit jouer au poker pendant 24h de suite non stop seules quelques petites pauses sont autorisées afin que les joueurs puissent faire une pause repas et s’aérer un instant. Plusieurs rooms seront présentes comme pokerstars ou full tilt, ils peuvent jouer en cash games, s&g, tournoi mtt, peu importe les imites, l’essentiel est de respecter la règle…ne pas craquer et s’arrêter avant les 24h.
La raison pour laquelle vivre cela d’un œil extérieure est agréable c’est que l’état de nerf des joueurs, la fatigue s’accumulant fait qu’au bout d’une quinzaine d’heures de jeu la concentration fait place à l’humour, le tilt, la rage …Ces moments sont donc assez sympa pour les observateurs mais certainement bien moins pour les joueurs…

Jour J +8h, après 7 vodka tonic et déjà une dizaine de clopes fumées je me dis que finalement la nuit va être longue. Je n’ai pas d’obligation moi vis-à-vis de ce marathon je ne tiendrai donc sûrement pas les 24. Vous pouvez cependant suivre ce qu’il a pu se passer ici.

Le réveil du dimanche matin ne fut pas si difficile. Certain n’ont pas tenu la distance et en me levant farfalla, chuchyyy et jaybee n’étaient plus de la partie. J’effectue une dernière vidéo de conclusion et je me rends finalement compte que c’est un truc qui m’éclate. Loin d’être performante dans ce domaine j’essaye au moins de donner un minimum de matière afin que les gens puissent en rire (ou pas) mais dans un souci constant de retranscrire au mieux l’ambiance du moment.

La journée du dimanche se terminera en après midi glandouille avec jaybee devant les saisons de stargate. Ce genre d’après midi que j’adore, quand tu es complètement épuisé de ne pas avoir assez dormi et que tu t’enroules dans une couette sur ton canapé et ou tu ne penses à rien d’autre qu’à rien…enfin !!!